Tenir bon contre l’oubli. L’art comme résistance

Dialogue avec Soko Phay

📅 17/06/2027

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Arrivée en France à 7 ans après avoir fuit le régime khmer rouge et passé un an dans un camp de réfugiés thaïlandais, Soko Phay a fait ses études d'arts plastiques à l'université Paris 8, où elle enseigne aujourd'hui l'histoire et la théorie de l'art.  Ses travaux s’articulent autour de trois axes principaux : l’esthétique du miroir, la traduction culturelle, et l’art confronté à la violence extrême, dans ses relations avec la mémoire et l’histoire.

Cette violence extrême ne touche pas que les générations directement meurtries mais aussi les générations suivantes. Les traces traumatiques peuvent être niées, refoulées, mais elles ne peuvent pas s’effacer. Si elles ne sont pas travaillées, élaborées, elles se transmettent aux générations d’après. La vie nous apprend qu’on transmet toujours ce qu’on n’a pas réglé», écrit Soko Phay en préambule de son ouvrage « Cambodge. L’art devant l’extrême ».

La préoccupation de Soko Phay dépasse son pays d’origine. Avec l’écrivain et psychanalyste Pierre Bayard, elle a organisé des ateliers de la mémoire non seulement au Cambodge mais aussi au Rwanda. Ensemble, ils ont fondé le Centre international de recherche et d’enseignement sur les meurtres de masse, mené des colloques, expositions….




Crédit photo: Savina Topurska.